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L'immense succès de Grey's anatomy a propulsé Justin Chambers sur le devant de la scène. Seule ombre au tableau, l'acteur regrette qu'on le confonde souvent avec son personnage. Explications.
Que voudrais-tu qu'Alex fasse cette saison ?
Je voudrais qu'il passe plus de temps à opérer des patients et moins à draguer les filles ! [rires] J'espère qu'il finira par rencontrer une femme avec laquelle il puisse avoir une relation plus adulte et plus intelligente. Il est dingue d'Izzie mais je ne suis pas sûr qu'elle soit la femme idéale pour lui. Pour le moment, il a surtout besoin de devenir un meilleur docteur. Contrairement aux autres, il doit vraiment faire ses preuves et toutes ces humiliations lui font du bien. Il a encore beaucoup de progrès à faire pour devenir un type bien.
Tu donnes souvent la réplique à Katherine Heigl. Est-ce que tu apprécies les scènes romantiques que vous tournez ensemble ?
Il y a pire comme job, vous ne trouvez pas ? [rires] C'est une femme superbe et une vraie pro. J'adore travailler avec elle, mais c'est en tout bien tout honneur.
Les scénaristes écoutent-ils tes suggestions sur le personnage ?
Sur certaines séries, il est impossible de se faire entendre, mais ce n'est heureusement pas le cas ici. Tous les acteurs ont l'occasion de donner leur avis sur la direction de la série et de soumettre des idées de scénario. C'est plutôt rare dans le métier. Il m'arrive de faire part de mes idées aux scénaristes : parfois, ils en tiennent compte et, d'autre fois, non. C'est normal, je ne suis pas scénariste. Mais le plus gros obstacle, c'est le temps. Le plus souvent, nous ne recevons les scripts que la veille du tournage et il est trop tard pour suggérer quoi que ce soit. Il m'arrive d'être très surpris en lisant le dernier scénario en date, car les scénaristes entraînent les personnages dans de toutes nouvelles directions auxquelles je n'aurais jamais pensé.
Tu travailles au milieu de corps ensanglantés crées par les maquilleurs de la série. Quelle est la pire chose que tu aies vue sur le plateau ?
Les intestins de porc sont franchement écoeurants. Pour représenter un corps que nous devons opérer, les techniciens utilisent des coeurs et des foies d'animaux. Ils sont en général stérilisés quand ils arrivent, mais les techniciens rajoutent du sang et, là, c'est carrément immonde... On finit par s'y habituer, mais, au départ, on avait tous envie de vomir.
Comment se comportent les fans avec toi depuis le succès de la série ?
Avant Grey's anatomy, je vivais à New York avec ma famille et, là-bas, tout le monde se moquait bien de savoir si j'étais ou non acteur. De temps en temps, quelqu'un me reconnaissait vaguement, mais c'était tout. Je n'ai quasiment jamais signé d'autographes avant de jouer dans la série. Aujourd'hui, cet aspect de ma vie a complètement changé. Les fans m'abordent dans la rue et encore plus depuis que moi et ma famille sommes installés à Los Angeles. Le pire, c'est que les téléspectateurs me confondent souvent avec mon personnage. Certains n'arrivent pas à faire la différence entre la fiction et la réalité.
Entre Patrick Dempsey et toi, qui les téléspectatrices préfèrent-elles ?
Patrick, sans hésitation ! Certaines femmes sont vraiment dingues de lui. Nous sommes tous allés à une convention de fans récemment et ces femmes me donnaient des coups de coude et me poussaient pour s'approcher plus près de Patrick ! [rires] Et, après avoir parlé un peu avec lui, elles revenaient me voir pour me faire des remontrances sur la manière dont Alex traite les femmes ! D'un certain côté, c'est génial parce que ça veut dire que je fais bien mon travail.
Certaines fans dépassent-elles parfois les bornes ?
Oui, mais je ne me laisse pas faire. Je suis très heureux en ménage, alors pas question d'inviter une de ces fans à prendre un verre.
Quand tu vivais dans l'Ohio, tes deux parents étaient adjoints du shérif. Avais-tu envie de suivre leurs traces et d'entrer dans la police quand tu étais plus jeune ?
Non, au contraire. Nous vivions à Springfield et il y a eu toute une série de meurtres. Je me souviens très bien de cette époque, trois de mes amis ont été assassinés. C'était une période très traumatisante et j'entendais mes parents parler de leur travail et des enquêtes... Je n'avais surtout pas envie de faire le même genre de métier qu'eux. Je ne voulais pas avoir affaire à des cadavres, des victimes et des meurtriers.
Comment réagirais-tu si la série perdait soudainement sa popularité ?
Je pense que nous réagirions tous de la même manière, nous serions très déçus. Mais nous partirions à la recherche d'autres projets. Nous sommes tous très conscients que cette série représente une chance énorme pour nous tous. C'est le plus gros projet auquel nous ayons jamais été associés. Mais d'un autre côté, nous essayons de ne pas trop nous habituer au succès, car, dans ce métier tout peut basculer très vite. En tout cas, ce que j'apprécie actuellement, c'est la sécurité financière que ce job me procure. J'ai cinq enfants et, pour moi, avoir du travail, c'est vital.
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