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Alex : Izzie, Izzie, je t'en prie.
George : Bon, elle a passé la nuit là dedans, il faut faire quelque chose.
Alex : Oui
Cristina : Oui.
Meredith : Pourquoi vous me regardez moi ?
Cristina : C'est quand même un terrain familier pour toi.
Meredith : Y'a rien de familier pour moi là dedans, c'est pas pareil. Denny est mort, l'homme qu'elle aime est mort.
Cristina : oui mais toi t'es triste et malheureuse.
Meredith : Quoi "Triste et malheureuse" ?
Cristina : Tu as une mère qui a un Alzheimer et un père à qui tu ne dis rien.
Alex : Et puis tu bois trop et tu dragues un peu n'importe qui.
George : T'es triste et malheureuse, on le sait Meredith, et maintenant Izzie est triste et malheureuse.
Meredith : Alors tout à coup je suis la spécialiste des filles qui ont une vie de merde ?
Alex : Quelle spécialité t'as choisi ?
Izzie : Chirurgie.
Alex : Tu rigoles ?
Izzie : Pas du tout. Pourquoi ?
Alex : Moi je te voyais en gynéco ou alors en pédiatrie.
Izzie : Tu crois pas que je peux être chirurgien ? Moi je peux je le sais.
Alex : La chirurgie c'est costaud.
Izzie : Je suis costaud.
Alex : Tu tiendras pas une année ma poule.
Cristina : Qu'est-ce qui va pas chez toi ?
Meredith : Tout va très bien pour moi, c'est Izzie dont il faut qu'on s'occupe.
Cristina : Oh, qu'est-ce que tu as fait ?
Meredith : Denny est mort, Burke s'est fait tirer dessus alors surtout relativisons et n'oublions pas ce que j'ai fait est une chose qui n'a aucune importance.
Christina : Allez vas-y, dis-moi tout maintenant.
Meredith : J'ai perdu ma petite culotte la nuit dernière.
Cristina : Tu as fait l'amour avec Derek dans une salle de consultation le soir du bal ?
Meredith : Oui.
Christina : Hier soir ? Vous l'avez fait tous les deux ?
Meredith : Oui.
Christina : Toi et le docteur Mamour vous avez baisés comme des bêtes ?
Meredith : Salut.
Finn : Salut. Est-ce qu'on pourrait...
Meredith : Izzie, il faut que j'aille voir Izzie tout de suite.
(Meredith s'en va)
Callie : Ne le prenez pas pour vous, c'est un truc de toubib.
Finn : Quoi ?
Callie : On passe quatre ans au lycée, quatre ans à la fac plus quatre ans d'internat. Quand on est enfin diplômés on n'a pas loin de trente ans et on n'a jamais rien fait d'autre que de suivre des cours et de parler de sciences. Le temps est immobile pour nous, on est socialement retardés. J'en suis un bon exemple, je suis amoureuse d'un type qui refuse de me dire qu'il m'aime et je suis pourtant dans cette cuisine en train d'espérer qu'il va rentrer et me remarquer. Je suis une folle furieuse. Je suis comme celles qui sont au fond de la classe, qui se rongent les ongles. Quand à Meredith, elle a toujours 17 ans, on a tous 17 ans. On est comme au lycée mais avec des bistouris.
George : Touchez mon front.
Derek : Non je veux pas faire ça.
George : Je suis sûr que j'ai de la fièvre.
Derek : Non pas question.
George : Vous savez, vous êtes un vrai con. Vous avez vécu, vous avez fait des choses. C'est vrai, vous avez tout eu : un métier d'enfer, une belle femme et une super ex-maîtresse qui se languit de vous.
Derek : Elle se languit de moi ?
Derek : Est-ce que tu l'aimes ?
George : Peut-être. Oui je crois que... je pourrais, un jour, très bientôt.
Derek : Un jour ? "Je t'aimerai un jour" ?
Derek : Je suis amoureux de toi. Je suis amoureux de toi depuis... toujours. J'ai mis du temps je sais, j'arrive un peu tard pour te le dire. Mais je veux que, je veux que tu prennes ton temps. Tu vois ? Prend le temps qu'il te faut parce que tu as... tu as un choix à faire. Et quand j'ai eu à faire ce choix, je me suis trompé.
Cristina : Comment tu vas ?
Burke : Et toi comment tu vas ?
(Cristina se met à pleurer)
Cristina : Ne meurs jamais.
Burke : Je ferai de mon mieux.
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