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Richard : Chacun de vous arrive aujourd'hui ici rempli d'espoir et prêt à se jeter dans le jeu. Il y a un mois vous étiez en fac de médecine, les médecins étaient vos professeurs. Aujourd'hui, c'est vous les médecins. Les 7 ans que vous passerez ici en tant que résidents de chirurgie seront les meilleures et les pires de votre vie. On vous poussera à dépasser vos limites. Regardez autour de vous et dites bonjour à la compétition. Huit d'entre vous choisiront une spécialité plus facile, 5 craqueront sous la pression, 2 seront priés de partir. Vous êtes sur la ligne de départ, c'est votre arrêt, votre façon de mener le jeu... ne dépend que de vous.
Cristina : Bailey ?
Médecin : Au bout du couloir.
Cristina : C'est elle le tyran ?
George : Je croyais que ce serait un homme.
Meredith : Je croyais que le tyran serait un tyran.
Izzie : C'est peut être de la jalousie professionnelle. Elle est peut être brillante et ils la traitent de tyran par jalousie. Elle est peut être gentille.
Cristina : Laisse-moi deviner, c'est toi le mannequin.
Bailey : En fait j'ai cinq règles, mémorisez les bien. Règle numéro 1 : évitez de jouer les lèches bottes, je vous déteste déjà et ça ne changera pas. Protocole de réa, liste de numéros de téléphone, bipers. Si une infirmière vous bipe vous devez considérer que c'est un appel d'urgence et arrivé sur le champ, c'est la règle numéro 2. Votre première garde commence tout de suite et elle va durer 48 heures. Vous êtes des internes autant dire rien, personne, le bas de la chaîne alimentaire chirurgicale. Vous faites faire les labos, vous écrivez les prescriptions, vous bossez jusqu'à l'épuisement et surtout sans vous plaindre. Les salles de repos, les temps plein les monopolisent. Dormez quand vous pouvez, ce qui m'amène à la règle numéro 3 : si je me repose ne me réveillez pas, à moins que votre patient soit entrain de mourir. Règle n° 4 : le mourant a intérêt à être encore en vie quand j'arriverai. Non seulement vous auriez tué un patient mais vous m'auriez réveillé sans raison. C'est clair ?
(Meredith lève la main)
Bailey : Oui ?
Meredith : Vous aviez dit cinq règles et ça ne fait que quatre.
Bailey : Règle numéro 5 : quand je bouge vous bougez.
Burke : Il paraît qu'on a une crise d'épilepsie ?
Bailey : C'est exact docteur Burke.
Burke : Docteur Bailey, le grand jeu.
Bailey : Ca veut dire tous les examens : Scans crâne, NFS, chimie, Hiono, recherche de toxiques. Cristina tu te charges du labo, George tu fais le diagnostique. Meredith, conduit Katie au scan. Elle est sous ta responsabilité maintenant.
Izzie : Et moi je fais quoi ?
Bailey : Toi ? Tu vas te charger des touchers rectaux ma belle.
George : Oui, ça a l'air d'aller.
Gloria Savitch : Il va bien ? Tu vas bien.
Tony Savitch : Ouais sauf que j'ai pu le droit au bacon de toute ma vie, à part ça.
George : Demain le docteur Burke vous fait un pontage, on dit qu'il est génial. Et après ça vous pourrez manger du soja aromatisé au bacon tant que vous voudrez.
Tony Savitch : Mmm, tuez-moi tout de suite.
George : Je voudrais bien mais, je suis là pour soigner.
Derek : Meredith ? Est-ce que je peux te parler ?
Meredith : Non en fait j'ai... Docteur Sheperd.
Derek : Docteur Shepherd ? Ce matin c'était Derek. Maintenant c'est docteur Shepherd ?
Meredith : Docteur Sheperd, faisons comme s'il ne s'était rien passé.
Derek : Comment il ne s'est rien passé ? On n'a pas couché ensemble la nuit dernière ? Et tu ne m'as pas jeté ce matin ? Parce que ce sont deux souvenirs auxquels je tiens beaucoup.
Meredith : Arrêtez de me regarder comme ça !
Derek : Comme quoi ?
Meredith : Comme si vous m'aviez vu nue !
Alex : C'est 007.
Izzie : Ca veut dire quoi exactement ?
Meredith : Qu'il a le droit de tuer.
George : Peut-être que j'aurais du choisir gériatrie. Tout le monde s'en fou quand on tue une personne âgée.
Cristina : La chirurgie c'est excitant, c'est comme les marines, c'est matcho, c'est hostile, c'est violent. La gériatrie c'est pour les farfelus qui vivent avec leurs mères et ne font jamais l'amour.
George : Il faut que je trouve un appart.
Bailey : La prochaine fois il vaudrait mieux qu'il soit si près de crever qu'il ait déjà une étiquette autour de l'orteil.
Meredith : Qu'est-ce que tu fais ?
Cristina : Je suture une banane dans l'espoir vain que ça réveillera mon cerveau.
(George rigole)
Cristina : Pourquoi tu souris double zéro sept ? Oh pardon, je suis méchante quand je suis crevée.
George : Wow, c'était rapide je croyais...
Burke : Son coeur était trop endommagé pour qu'il se sorte d'un pontage. J''ai rien pu faire. Ca peut arriver, c'est rare, mais ça arrive. C'est ce qu'il y a de pire dans ce boulot.
George : Mais j'avais dit à sa femme, j'avais dit à Gloria qu'il irait bien. Je lui avais promis qu'il irait...
Burke : Tu quoi ?
George : Ils ont quatre filles.
Burke : Qui es-tu pour promettre quoi que ce soit, c'est mon patient. Tu m'as entendu promettre ? Le seul qui puisse promettre ça c'est Dieu et je ne l'ai jamais vu tenir un bistouri ces temps-ci.
Meredith : Est-ce que tu m'as choisi pour l'intervention parce que j'ai couché avec toi ?
Derek : Oui. Je plaisante.
Meredith : Je préfèrerais avoir voulu devenir un grand chef, ou un moniteur de ski, ou une institutrice.
George : J'aurais sûrement fait un bon postier au fond, je suis plutôt fiable.
George : Tu sais, mes parents disent à tout le monde que leur fils est chirurgien, comme si c'était le summum de la réussite. Je suis un super héros, c'est un peu ça. S'ils me voyaient en ce moment...
Meredith : Moi quand j'ai dit à ma mère que je voulais faire médecine, elle a essayé de m'en dissuader, elle disait que j'avais rien pour être chirurgien, que je n'y arriverais pas. Alors t'as de la chance, super héros c'est plutôt un compliment.
Meredith : C'était stupéfiant ! On pratique sur des cadavres, on observe et on croit savoir se qu'on va ressentir quand on sera enfin devant le billard mais... c'était tellement fort ! A se demander pourquoi les gens se droguent.
Meredith : Ca y est, j'ai survécu à ma première garde. On a tous survécu. Les autres internes sont tous des gens bien. Il te plairait... je crois. J'en sais rien, peut-être. En tout cas moi ils me plaisent. Oh et j'ai changé d'avis. Je ne vais pas vendre la maison, je vais la garder. Je vais devoir trouver des colocataires, mais... c'est notre maison.
Ellis Grey : Vous êtes le médecin ?
Meredith : Non. Pas ton médecin, mais je suis médecin.
Ellis Grey : Vous vous appelez comment ?
Meredith : C'est moi maman, Meredith.
Ellis Grey : Ah oui. Il me semble que j'étais médecin aussi.
Meredith : Tu étais médecin maman, tu étais chirurgien.
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